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Comment bouturer les coraux

Le 7 janvier 2006, par Techrecif -
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C’est à l’occasion de ces travaux dans le bac que l’on prend souvent la décision de bouturer les Anthozoaires. Pour deux raisons, la première est d’éviter un trop grand développement d’une espèce mère pouvant nuire à ses voisines. La seconde est d’avoir l’immense satisfaction de contribuer à un enrichissement de la population de son bac, ou d’effectuer un don, sans qu’un prélèvement dans le milieu naturel soit nécessaire.

Les Alcyonidès comme les Sarcophyton, Sinularia et Lobophyton, pour citer les principaux, se bouturent par prélèvement d’une partie du tissu. On tranche un morceau qui s’y prête. Il peut s’agir d’un lobe plus découpé ou d’un morceau presque détaché. Chez le genre Sinularia, on peut également séparer directement un pied fille produit par bourgeonnement. La difficulté ne réside pas dans le prélèvement mais dans la fixation de la bouture, qui risque de se promener dans tout le bac et de finir sous une pierre. On peut la coincer entre des galets ou fabriquer une contre-empreinte en résine compatible avec l’aquariophilie pour l’immobiliser, mais c’est sans compter avec l’activité des Gastéropodes, Crustacés et Echinodermes qui chamboulent tout. L’utilisation de squelette de Tubipora musica fixé au décor permet d’insérer facilement des boutures de toutes sortes. Ce support est suffisamment friable et accidenté pour les maintenir en place. Des morceaux de grillage en plastique, incisés en forme de croix pour le passage de la bouture, sont une alternative au squelette de Tubipora, mais en attendant que le plastique soit colonisé par divers micro-organismes, cette deuxième solution est moins esthétique. On peut ainsi créer un mur à boutures en collant à la colle aux silicones des Grotten Puzzle constitués de céramique cuite et quelques morceaux de squelette de Tubipora, d’une manière assez dense. Ainsi, les roches sont accrochées mais leur fixation reste suffisamment élastique pour les écarter légèrement et y coincer toutes sortes de boutures : morceaux de Gorgonacés - Briareum, Telesto et Plexaurelia - ainsi que d’Alcyonidès et de Madréporaires. Cela est très esthétique et présente l’avantage - étant donné la situation hors sol - de ne pas faire subir aux boutures les assauts des auxiliaires de nettoyage. Certes, ceux-ci s’y aventurent
mais leur action est moins préjudiciable.

Les colonie de Xénidès (Xenia, Anthelia, etc.), lorsqu’elles atteignent le sol, se fragmentent aisément et peuvent s’insérer dans les tubes du Tubipora, donnant une deuxième vie à ce corail. En fait, on reproduit ce qui se passe dans le récif avec les colonisateurs secondaires.
Les stoloniféres des genres Tubipora et Pachyclavularia se multiplient par prélèvement d’un morceau de la colonie que l’on place ailleurs et qui continue de se développer sans problème.

Les Corallimorphaires et les Zoanthaires se prélèvent difficilement sans arracher les tissus. Il vaut mieux - lorsque c’est nécessaire - sortir le support rocheux et le casser. De petits crabes du récif de la famille des Xanthidés ont déjà été vus en train de bouturer des Parazoanthus jaunes" et les installer sur le sol où il ne restait plus qu’à les récupérer Les Discosoma et autres anémones-disques, non fixées, peuvent être enfilées sur un fil Nylon à leur base et attachées au décor.
Les Scléractiniaires, suivant les familles, se bouturent de différentes manières. Les coraux branchus (Acropora, Seriatopora, Hydnophora, etc.) se cassent à la base et se fixent à l’aide d’une résine conçue pour cet usage. Certains aquariophiles opèrent selon la technique utilisée dans les fermes marines et les Aquariums Publics, les accrochant à l’aide de fil de Nylon et les suspendant en pleine eau. Cela est moins esthétique mais efficace. On peut réserver cette technique à un bac spécifique qui peut être un bac annexe bien éclairé ou un aquarium à boutures.
Le prélèvement de bourgeons se fait chez les Catalaphyllia, Plerogyra et Blastomussa en cassant la nouvelle colonie à sa base àl’aide d’une pince coupante. Les Buphyllia et les Caulastrea aux multiples têtes peuvent faire l’objet d’un prélèvement à la base de l’une d’elles, comme pour les coraux branchus. Cela fait le plus grand bien à la colonie mère. Par contre, les polypes filles en formation sur le tissu mère des coraux massifs en forme de boules comme les Pontes, Favia et Montastrea doivent être laissés en place en attendant que la nouvelle colonie se détache d’elle-même. Des essais de prélèvement prématurés se sont soldés par un fort taux de mortalité. Les coraux en forme de coupes tels les Turbinana peuvent être cassés en faisant attention à l’esthétisme de la colonie mère et fille. Les tissus se régénèrent rapidement et de nouveaux bourgeons se forment, par contre le squelette prend plus de temps à retrouver une forme harmonieuse. Alors, ne saccageons pas une belle coupe de Turbinaria peltata dans le seul but de lui offrir une famille nombreuse !

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