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L’aquarium du Trocadéro

14 mars 2006, 10:27, par Lamprologus

Quelques éclaircissements concernant le "futur" Aquarium du Trocadéro" et qu’il faut absolument connaître et diffuser...
Cet article est paru dans le "Parisien" de samedi 11 mars dernier.
Amitiés,
Lamprologus

Aquarium du Trocadéro : les requins sont à la caisse

L’événement
GRAND, beau, sans doute fascinant...
mais très cher ! L’aquarium du Trocadéro, qui ouvrira ses portes au public dans moins d’un mois,
n’est pas franchement un équipement « grand public ». Pour parcourir le site construit sous
la colline de Chaillot (XVIe) et connaître l’ivresse des profondeurs, les visiteurs devront débourser pas moins... de 25 € !
Un ticket d’entrée qui place le futur grand aquarium
de Paris parmi les plus onéreux de sa catégorie
(notre infographie).
Loin devant l’aquarium historique de Monaco, devant celui de Londres (pourtant géré par la même société) ou même devant
l’Oceanogràfic de Valence, présenté comme le plus important site d’Europe.
« Nous savons que nous allons demander aux visiteurs une somme conséquente », reconnaît Mathieu Granet, directeur
financier de la Société d’exploitation de l’aquarium du Trocadéro (Seat) - une filiale du groupe japonais Morita - qui a construit le nouvel équipement. « Mais nous pensons que la prestation proposée (la visite de l’aquarium bien sûr, mais aussi un complexe cinématographique, un restaurant...)
le mérite. » Autre explication : la société qui a investi 45 millions d’euros au Trocadéro devra rendre les locaux à la Ville de Paris à l’issue d’un bail de trente ans. « Nos tarifs doivent nous permettre de rentabiliser l’aquarium et de gagner de l’argent dans ce délai. Nous ne sommes
pas un musée subventionné », rappelle le financier de l’entreprise Morita.
Une allusion à l’invraisemblable imbroglio juridico-économique qui a émaillé le dossier de construction de l’aquarium, lancé
en 1998 par l’équipe Tiberi. Dès cette date, un industriel, écarté du marché, avait attaqué la délégation de service public attribuée à la société Morita dans des conditions jugées douteuses.
La procédure judiciaire a abouti à l’annulation du contrat en 2004... alors que l’aquarium était presque terminé. Gênant.
« L’équipe Delanoë aurait dû rompre le contrat »
Pour éviter le naufrage, l’actuelle municipalité a transformé, en catastrophe, la délégation de service public de Morita en un bail de trente ans... et le dossier s’est poursuivi. « Ce tour de passe-passe administratif est lourd de conséquences, s’indigne Jean Dachary, le constructeur d’aquarium
à l’origine de la procédure judiciaire. L’équipe Delanoë aurait dû rompre le contrat, passé par Tiberi, quand il en était encore temps. Au lieu de ça, on a laissé faire. Et le site conçu
à l’origine pour le grand public s’est transformé en un équipement privé aux tarifs prohibitifs.
C’est le public qui en fera les frais. Qui est prêt à payer 25 pour visiter un aquarium ? »
Yves Contassot, l’adjoint (Verts) en charge du dossier à la mairie de Paris, se pose la même question. Mais il reconnaît que l’annulation de la délégation de service public a privé la Ville de tout moyen de pression sur les gestionnaires de l’aquarium. « Ils nous disent miser sur les
touristes. J’ai peur qu’ils se trompent. On ne vient pas à Paris pour ça. Il y a une seule tour
Eiffel au monde. Des aquariums, il y en a partout. » L’ouverture du site du Trocadéro, la chronique
d’un flop annoncé ?

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